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  Sur l'eau ça va de soi  
       7 mai 2017   Dernière mise à jour  
         
 
 
 
 
 
  La campagne de prévention nautique « sur l’eau ça va de soi » vous rappelle que la sécurité est faite de gestes simples qui peuvent finalement sauver des vies. Tous les jours, nous faisons ce qui « va de soi », pour notre confort ou notre sécurité. C’est la même chose sur l’eau!

Découvrez 11 facteurs de risque et les moyens simples de les éviter.
 
 
 
 
 
 
 
 
  HAUT
 
Vêtement de flottaison individuel (VFI)
 
 
 
Description
VFI, veste de sauvetage, gilet de sauvetage, ceinture de sauvetage, « life jacket », « float »… les noms ne manquent pas pour désigner cet engin qui sauve des vies… s’il est porté!
 
C’est le grand incompris des sports nautiques : il est là pour votre confort et votre sécurité, mais n’est jamais assez « In » pour plusieurs. Pourtant, c’est simplement un vêtement… qui fait aussi flotter!
 
 
 
Un vêtement, dites-vous?
Exactement, un vêtement avec une fermeture comme une veste, des poches comme un pantalon, des ajustements pour bien suivre vos mouvements et une ceinture ajustée à la taille, comme bien des manteaux. Mais, en plus, il vous fait flotter et peut même constituer une protection en cas de choc!
 
 
 
Pourquoi le porter?
Il gêne mes mouvements!
C’est faux. Un modèle choisi pour l’activité, et bien ajusté, va suivre tous les mouvements de votre corps, comme n’importe quel vêtement de votre taille (d’où son nom).
 
Il me tient trop chaud!
Encore faux. Un VFI est composé d’une mousse à cellules fermées, qui est un excellent isolant, du chaud aussi bien que du froid. L’astuce quand il fait chaud est de s’asperger ou de sauter à l’eau avec votre VFI. Si vous avez des vêtements, ils garderont la fraicheur encore plus longtemps. S’il fait froid, votre VFI agit comme un isolant et vous protège.
 
Il m’empêche de bronzer partout!
Si vous voulez bronzer, ce n’est pas la place. Sur l’eau, vous n’êtes pas bien positionné pour le bronzage. Certaines parties du corps vont brûler alors que d’autres resteront blanches. Visionnez notre capsule sur le soleil!
 
Je le porte sans l’attacher!
C’est la pire habitude et ce ne devrait même pas être une option. Il va vous donner un faux sentiment de sécurité, gêner vos mouvements durant l’activité et sera totalement inutile pour vous faire flotter si vous tombez à l’eau. Pire: il va vous gêner pour nager, et il sera très difficile de l’attacher correctement une fois dans l’eau.
 
Je le mets si ça brasse!
Mauvais choix! Diriez-vous qu’en voiture vous bouclez votre ceinture seulement en cas de risque? La plupart des accidents d’auto se produisent à faible vitesse, et proche de la résidence. Sur l’eau, la plupart des noyades ont lieu en eau calme.
 
De quoi j’ai l’air avec ça
L’air de quelqu’un qui comprend qu’il y a sur le marché des VFI pour toutes les activités, et que vous avez pris la peine de trouver le vôtre, pour flotter en toutes circonstances!
 
 
 
Que dit la loi?
Le Règlement sur les petits bâtiments impose d’avoir à bord de votre embarcation : un vêtement de flottaison individuel (VFI) ou un gilet de sauvetage homologué au Canada et de taille appropriée pour chaque personne à bord. Tout manquement est passible d’une amende pouvant atteindre 200 $. À ce prix-là, vous avez le modèle de luxe!
 
Un peu d’histoire: Afin d’encourager le port continu d’un appareil de sauvetage, Transports Canada a créé, en 1972, une norme plus souple permettant la fabrication d’un appareil de sauvetage ajusté comme un vêtement, et permettant de pratiquer des activités nautiques sans entrave. Le vêtement de flottaison individuel (VFI) était né!
 
 
 
Pour toutes les activités?
Si on l’appelle vêtement de flottaison, c’est parce qu’il en existe différentes sortes, pour différentes activités. Vous n’avez pas les mêmes chaussures pour le ski alpin, le ski de fond ou la course à pied! C’est pareil avec les VFI.
 
Ski nautique
Le VFI pour le ski nautique comporte de grands panneaux de mousse sur le devant, et il est fermé par plusieurs sangles plutôt qu’une fermeture éclair. Quand vous tombez à pleine vitesse, il absorbe une partie de l’impact et reste bien en place.
 
Kayak
Le VFI de kayak est plus court, car en position assise il ne doit pas vous remonter sous les bras, les épaules sont plutôt dégagées pour faciliter les mouvements. Certains modèles sont munis de poches. C’est très pratique pour garder à portée de main la crème solaire, les lunettes, la radio VHF, une barre énergétique, etc.
 
Pêcheur
Le VFI du pêcheur est une merveille d’adaptation. La forme pour faciliter le mouvement, les poches pour mettre les leurres, même une petite plaque de feutre pour accrocher les mouches!
 
 
 
Mais j’ai une paire de chaussures pour 80% de mes activités!
Le VFI polyvalent existe aussi! Il est fait de multiples panneaux de mousse, qui lui permettent de s’adapter à bien des morphologies et des activités. Fermé par une fermeture éclair, il est muni de plusieurs sangles d’ajustement sur les côtés, et d’une autre à la taille. Deux ou trois poches viennent compléter ce vêtement pour qu’il soit tout à fait fonctionnel.
 
 
 
Quelle couleur?
C’est le contraste qui vous rend visible sur et dans l’eau. Donc les couleurs orange, rouge et jaune sont très contrastées sur un plan d’eau. Elles aident ainsi vos partenaires et les autres utilisateurs à vous distinguer. Regardez notre capsule « groupes et autres utilisateurs » !
 
Si vous souhaitez vous fondre dans la nature pour l’observation de la faune ou la chasse, il existe également des VFI qui ont toutes les caractéristiques de confort déjà mentionnées, avec des couleurs de camouflage.
 
 
 
VFI ou gilet de sauvetage?
Si une image vaut mille mots, pensez au film Titanic. Ce que portaient les malheureux naufragés, c’est un gilet de sauvetage. Sa fonction première est de vous faire flotter sur le dos, de façon à ce qu’une personne inconsciente puisse continuer à respirer. C’est également ce qui équipe tous les engins de transport, nautiques et aériens.
 
Si vous revenez aux images du film, vous noterez que toutes les personnes ont bien le visage hors de l’eau. Ce qui a tué la plupart, c’est le froid. Visionnez notre capsule sur l'eau froide!
 
 
 
Confortable comme coussin?
C’est le meilleur moyen de détériorer rapidement la mousse qui assure la forme et la flottaison du VFI. Comme tout vêtement, il a sa propre fonction : vous faire flotter. Maintenant, si vous lavez votre auto avec votre chemise et nettoyez le carrelage avec un pantalon, tout s’explique.
 

 
 
 
  HAUT
 
Soleil (rayon uv)
 
 
 
Description
Déshydratation, coup de soleil, brûlure, mal de tête, coup de chaleur, frissons, nausées, ophtalmie, etc
 
Le soleil, que nous apprécions tous lors de nos activités, peut rapidement se retrouver dans la liste des facteurs de risque.
 
D’autant plus facilement qu’il est perçu, au départ, comme un ami.
 
 
 
Le soleil, un agresseur?
Le soleil peut nous agresser à notre insu de deux façons : il nous brûle et nous dessèche. Heureusement, la parade est simple et nous permet de profiter de sa présence sans en subir les conséquences.
 
Se protéger - Crème solaire
Pour une protection légère de la peau, une crème solaire à haute protection est un minimum, mais elle doit être renouvelée fréquemment. Elle devrait être vue comme une protection complémentaire pour les parties de peau toujours exposées (visage, cou, mains).
 
Se protéger - Vêtements légers
Des vêtements légers vous offriront une meilleure protection, et vous garderont au frais s’ils sont humides. En canot, un pantalon léger sera important pour protéger les cuisses. Lisez le paragraphe ci-contre, soit
« S’habiller pour le soleil? »
 
Se protéger - Chapeau
N’oubliez pas de vous couvrir la tête d’un chapeau et prévoyez une attache pour que le vent ne l’emporte pas.
 
Se protéger - Lunettes de soleil
Vos yeux aussi peuvent brûler s’ils ne sont pas protégés (ophtalmie). Ils sont d’autant plus à risque que le soleil se reflète sur l’eau, multipliant l’effet des rayons UV. Des lunettes de soleil sont indispensables sur l’eau : des verres polarisés permettent une meilleure vision en diminuant les reflets. Comme votre chapeau, attachez-les!
 
S’hydrater - Buvez régulièrement
Buvez régulièrement, de petites quantités d’eau, ou d’un mélange d’eau et de jus de fruit. L’alcool ne devrait pas figuré parmi vos choix! Voyez la capsule vidéo Alcool.
 
S’hydrater - N'attendez pas d'avoir soif
La soif est un système d’alerte du corps qui vous indique qu’il manque déjà de liquide. Le temps de l’avaler et de le digérer, la situation va empirer.
 
S’hydrater - éshydratation
Un mal de tête est souvent la conséquence d’une déshydratation. Avec le manque de liquide, votre sang « s’épaissit », circule moins bien et irrigue moins le cerveau… qui signale alors un problème.
 
S’hydrater - Coup de chaleur, nausées ou des vomissements
Des nausées ou des vomissements sont un signal d’alarme majeure, souvent dû au coup de chaleur. Votre corps n’est plus capable de se refroidir assez et a besoin d’une aide urgente… en milieu hospitalier.
 
 
 
 
Soleil et eau froide
Q : Comment s’habiller s’il fait chaud, mais que l’eau est froide?
 
R : On s’habille toujours en fonction de la température de l’eau. Vous ne voulez pas avoir trop chaud, mais vous devez avoir une protection si vous tombez dans de l’eau froide (8°C température du Saint-Laurent en juillet dans l’estuaire et le golfe). Il sera donc d’autant plus important de boire régulièrement et de vous asperger dès que vous sentez que vous avez trop chaud. Retenez qu’il est beaucoup plus facile de se rafraîchir que de se réchauffer.
 
La formule suivante, regroupant la température de l’eau et de l’air, vous aidera dans votre choix vestimentaire. Si le total est inférieur ou égal à 38⁰C (100⁰F), vous devriez porter un vêtement isothermique (wet suit, dry suit). Au-dessus de cette température, analysez les conséquences d’un chavirement (temps à passer dans l’eau, proximité du bord, aide extérieur, etc.) et faites votre choix.
 
Plusieurs vêtements minces et moulants vous donneront la polyvalence nécessaire pour faire face aux grandes variations de température et de conditions météo. De plus, leur volume réduit en facilite le rangement et le temps de séchage.
 
 
 
S’habiller pour le soleil?
Si vous observez l’habillement des populations vivant sous un climat très ensoleillé, vous verrez qu’elles portent toujours des vêtements longs pour se protéger. C’est la même chose pour nous sur les plans d’eau lors d’une journée d’été ensoleillée.
 
Chaussures
Les coups de soleil sur les pieds sont très douloureux et vous handicapent pendant des jours! Portez toujours des chaussures ou des bottillons de néoprène munis d’une bonne semelle. Une chaussure qui tient bien le pied vous protégera aussi des blessures dans vos déplacements à terre et lorsque vous marchez dans l’eau.
 
Pantalon
Préférez le pantalon léger au short. En canot, il vous protège du soleil, du vent, des insectes et des branches qui ornent les portages. En kayak, il vous garde au chaud durant la randonnée, coupe le vent quand vous êtes à terre et vous protège si vous devez débarquer dans l’eau lors d’un accostage.
 
Manches longues
Un chandail à manches longues vous protège du soleil et des insectes, mais aussi d’une friction toujours possible du bras ou de l’épaule sur le VFI. Les vêtements synthétiques, qui absorbent très peu d’eau, sécheront rapidement sur vous tout en vous gardant au frais. Vous n’aurez pas à vous enduire régulièrement les bras de crème solaire et à redouter les coups de soleil.
 
Chapeau
Un chapeau est préférable à une casquette, car il va créer une ombre plus grande qui vous protégera aussi le cou et les oreilles. Prévoyez toujours une attache, même si certains modèles flottent!
 
 
 
Facteurs aggravants
Le vent peut vous jouer de mauvais tours, car il vous rafraîchit, compensant ainsi la brûlure du soleil. Quand vous vous retrouvez à l’abri du vent et que vous sentez que votre peau est chaude, il est trop tard, le coup de soleil est là!
 
Il va aussi vous voler une partie de votre humidité, accélérant ainsi la déshydratation. Il est donc important de boire régulièrement, même si vous ne sentez pas la soif.
 
La fraicheur de l’eau est aussi un piège, car elle crée, comme le vent, un climat plus frais qui vient masquer temporairement la brûlure du soleil.
 

 
 
 
  HAUT
 
Eau froide
 
 
 
Description
Hypothermie, choc thermique, choc hypothermique, souffle coupé, difficulté respiratoire, arrêt cardiaque… tous ces éléments peuvent être liés à une chute dans de l’eau froide.
 
Le plus grand danger qui guette les amateurs de plein air n'est pas un carnivore, un reptile ou un animal enragé. Non, le plus grand tueur d'amateurs de plein air est tout simplement l'hypothermie.
 
 
 
L’hypothermie, c’est quoi ?
Elle survient quand notre corps perd plus de chaleur qu’il n’en crée. Si elle n’est pas traitée rapidement, l’hypothermie peut être fatale. C’est durant le printemps et l’automne que l’on compte le plus grand nombre de cas d’hypothermie.
 
Même en juillet, une baignade dans les eaux du Golfe (4 à 6°C) entraînera une perte complète de dextérité en moins de cinq minutes, annulant toute chance d’autorécupération, et risquant de causer la mort après une immersion de 15 à 20 minutes. Le corps humain perd sa chaleur 24 fois plus vite au contact de l’eau que de l’air (à une même température). Il n’est donc pas étonnant qu’on soit susceptible de tomber en état d’hypothermie après quelques minutes d’immersion en eau glacée. Le froid n’est pas toujours seul en compte. La conjugaison de plusieurs facteurs tels, l’eau, le vent, la fatigue, la faim et la déshydratation sont les facteurs favorisant le plus l’hypothermie.
 
Médicalement, l’hypothermie est une diminution anormale (2°C) de la température centrale du corps humain. Sur le terrain, une bonne connaissance des signes et symptômes sera votre meilleure alliée.
 
 
 
Signes et symptômes
Un cours de premiers soins vous donnerait de bonnes bases pour identifier et traiter certains cas. Il n’est pas question ici de remplacer un tel cours, mais de comprendre les mécanismes de défense du corps pour mieux l’aider à se réchauffer. La première réaction de défense du corps humain est le frisson.
 
En contractant les muscles à la base des poils, le corps augmente la production de chaleur à la surface de la peau. Si nous étions encore aussi velus que nos lointains ancêtres, cette réaction nous permettrait de « gonfler » notre fourrure comme le font les animaux. Ce premier indice devrait vous inciter à agir (bougez, habillez-vous, protégez-vous du vent ou de la pluie, mettez-vous au sec, portez une tuque, un chapeau ou un foulard).
 
Si la chute de température se poursuit, le corps met en mouvement des muscles plus puissants, par spasmes incontrôlés, c’est le grelottement.
 
En plus des correctifs précédents, il est important de fournir du « combustible » au corps, sous forme d’aliments énergétiques, riches en hydrates de carbone et en sucre (fruits secs, barres de céréales, miel) et de boissons chaudes (pas d’alcool, ni thé ou café).
 
Dans le même temps, la circulation sanguine diminue fortement dans les membres, en commençant par les extrémités (vasoconstriction), ce qui provoque une perte de dextérité et des problèmes mineurs de locomotion.
 
Confusion et perte d’orientation (temps, espace).
 
Le corps se met en mode « survie » en attendant du secours extérieur, et concentre la chaleur sur les organes vitaux. Les tremblements ont cessé et la circulation sanguine diminue fortement dans les membres. Il est CAPITAL de ne pas interpréter l’arrêt du tremblement pour un retour à la normale. La victime entre alors en phase avancée. Sans aide extérieure pour refaire sa chaleur, son état ne peut que se dégrader. Il est urgent de l’évacuer vers un centre hospitalier. Ne frictionnez pas la victime, vous favoriseriez la dilatation des vaisseaux de surface et le retour de sang « froid » vers le centre du corps.
 
 
 
Prévention
La meilleure défense contre l’hypothermie est encore la prévention : il faut prévoir toutes les conditions climatiques possibles pour toujours avoir les vêtements adéquats.
 
Méfiez-vous de l’eau froide, même si la température extérieure est très chaude, habillez-vous en fonction de l’eau, vous pourrez toujours vous rafraîchir.
 
En cas d’intempéries, portez plusieurs chandails minces de laine ou de polyester et un imperméable. Votre VFI est un bon isolant, gardez-le bien ajusté sur votre corps. Portez une tuque de laine, jusqu’à 50% des pertes de chaleur se font par la tête et la nuque. Grignotez souvent des aliments riches en hydrates de carbone (sucre à la crème, carré aux dattes, gâteau aux fruits, barres granolas, fruits secs, bonbons).
 
Arrêtez-vous pour vous reposer, manger et vous réchauffer avant que les symptômes d’hypothermie n’apparaissent. Prévoyez un itinéraire qui ne vous éloignera pas de la rive.
 
En cas de dessalage en eau froide, sortez de l’eau rapidement et ayez des vêtements de rechange chauds et secs.
 
Il est important de savoir qu’une personne en état d’hypothermie avancée a perdu sa capacité de générer suffisamment de chaleur interne pour se maintenir en vie. L’évacuer d’urgence vers un centre hospitalier.
 
 
 
Hypothermie et choc hypothermique, c’est très différent
En prenant votre douche, vous accrochez le robinet et l’eau devient glacée. Immédiatement vous avez le souffle court, votre corps se contracte d’un bloc, c’est le choc hypothermique.
 
Contrairement à l’hypothermie qui est un abaissement progressif de la chaleur corporel, le choc est une réaction instantanée et très violente du corps face à l’agression du froid.
 
Le choc thermique dure habituellement moins de 30 secondes, mais qui paraissent une éternité. Il est souvent impossible de respirer, car tous les muscles sont tétanisés. Très vite la panique s’installe, et elle peut mener à une noyade si elle n’est pas contrôlée.
 
Si cela vous arrive sur un plan d’eau, flottez sur le dos, ce qui dégage les voies respiratoires et évite d’avaler de l’eau. Évidemment le port du VFI fait toute la différence. Visionnez notre capsule sur le VFI.
 
Si vous êtes témoin d’un tel incident, parlez à la personne pour la rassurer. Tenez-vous prêt à intervenir dès qu’elle aura retrouvé le souffle, car elle sera peut-être épuisée.
 
Que vous soyez l’athlète de l’année ou un citoyen ordinaire, nous sommes tous égaux face au choc hypothermique. Notre corps réagit très violemment face à un brusque changement de température, et la seule parade est une protection vestimentaire complète avec cagoule.
 
Prévention, toujours prévention!
 

 
 
 
  HAUT
 
La foudre
 
 
 
Description
Orage, éclair, vents violents, personne foudroyée, décédée lors d’un orage… les exemples ne manquent pas et chaque année apporte son lot d’accidents. Pourtant, nous savons tous que la foudre peut être mortelle et qu’elle est liée à la présence d’orage. Alors pourquoi encore des accidents?
 
 
 
Surveillez la météo
La foudre est une décharge électrique entre deux nuages (2/3) ou entre un nuage et le sol (1/3). Lorsque la décharge se fait vers le sol, elle peut provoquer des blessures ou un décès.
 
Les orages apparaissent souvent l’été, lors de la rencontre d’un front froid avec de l’air chaud et humide. Les bulletins météo annoncent habituellement les risques d’orage. Les orages ayant un caractère très local, assurez-vous de bien vérifier la météo pour votre lieu de pratique, et comparer plusieurs sources (météo marine et météo terrestre).
 
 
 
Surveillez le ciel, même si la météo ne prévoit rien
Les orages sont liés à l’arrivée d’une masse d’air frais. Cela provoque des changements visibles dans le ciel et sur l’eau, à condition de lever le nez et d’observer :
 
- Un changement soudain dans la direction ou la force du vent;
 
- Un rafraichissement marqué de l’air;
 
- La formation rapide de nuages épais et menaçants;
 
- Les nuages sont noirs, car ils masquent la lumière du soleil. Donc plus un nuage est noir, plus il est épais et donc potentiellement dangereux (vent violent, grêle, éclair)!
 
 
 
Observez, écoutez et comptez
Un roulement lointain annonce parfois l’arrivée d’un orage. Pour savoir s’il se rapproche, vous pouvez regarder d’où vient le vent en observant la direction de progression des nuages. S’ils viennent de la même direction que le bruit, vous êtes sur le passage de l’orage et il est urgent de vous mettre à couvert.
 
Si vous voyez des éclairs, comptez le nombre de secondes entre l’éclair et le tonnerre. Comme la lumière voyage beaucoup plus vite que le son, la différence vous dira où est l’orage et s’il se rapproche.
 
Si vous comptez 30 secondes entre l’éclair et le tonnerre, l’orage est alors à moins de 10 km, abritez-vous!
 
 
 
Attention aux idées reçues
La foudre peut survenir même en l’absence de pluie. Il est donc faux de dire qu’il n’y a de danger que s’il pleut.
 
L’eau n’attire pas la foudre, mais celle-ci cherche toujours le chemin qui lui est le plus favorable, donc ce qui est élevé et mouillé. Sur un plan d’eau, vous êtes le point le plus élevé, donc beaucoup plus à risque. Le fait de rejoindre une berge boisée est déjà une sécurité. Assurez-vous de vous éloigner des grands arbres et des barres rocheuses.
 
Vous pouvez porter secours à toute personne électrocutée par la foudre : elle ne garde pas en elle de charge électrique ! Elle pourrait avoir subi des brûlures, un choc, un arrêt respiratoire ou un arrêt cardiaque. Votre intervention peut lui sauver la vie.
 

 
 
 
  HAUT
 
Le vent
 
 
 
Description
Dispersion, dérive, vagues, épuisement, chavirage. Le vent est présent sur tous les plans d’eau et peut transformer en quelques minutes un lac paisible en mer démontée.
 
 
 
Le vent
Le vent est un facteur déterminant pour la sécurité et la planification de votre sortie. Présent sur tous les plans d’eau et en toutes saisons, il change rapidement en force et en direction, ralenti votre progression, disperse le groupe, fait dériver les embarcations, crée des vagues et peut provoquer un chavirage. Il complique aussi beaucoup la communication entre les participants.
 
Présent partout, c’est l’ennemi numéro un des pagayeurs et son influence augmente avec la taille du plan d’eau où aucun obstacle ne vient le ralentir. S’il n’est pas le plus dangereux, il a l’art de nous faire travailler fort et de contrarier nos plans, et devra toujours être un facteur déterminant dans la planification de notre journée. C’est pourquoi écouter la météo avant de partir et suivre un parcours protégé du vent est toujours une bonne idée.
 
De face, il nous oblige à redoubler d’efforts; de côté, il nous fait dériver et le bateau a tendance à toujours tourner pour remonter face au vent; de derrière, il est agréable pour un temps, mais devient compliqué à gérer dès que notre embarcation part en surf.
 
Dans les rivières, il profite du corridor naturel créé par les berges pour monter en puissance, et on l’a déjà vu stopper des embarcations en pleine descente de rapides!
 
 
 
Que faire sur les grands plans d'eau?
La planification
La planification est un bon point de départ. Sachant que les vents dominants voyagent d’ouest en est, le sens du trajet devra en tenir compte. Les îles éventuelles et les baies protégées seront préalablement identifiées comme autant de lieux abrités, propices au repos et aux prises de décisions (fatigue, météo, bris, durée, etc.). Prévoyez également des points de sorties intermédiaires comme option de repli.
 
Les prévisions météo
Vérifiez les prévisions météo. Pensez que le vent sur le plan d’eau est toujours plus fort qu’à terre, car rien ne le ralentit. Consultez la météo nautique là où elle est disponible (St-Laurent et principaux affluents).
 
L'évolution de la météo
Sur l’eau, gardez toujours un œil sur l’évolution de la météo : direction du vent en altitude, formation de nuages, présence de vagues, orages, etc. Visionnez notre capsule sur la foudre !
 
La protection
En longeant la rive d’où vient le vent, vous bénéficiez habituellement de la protection de la végétation, qui diminue ou annule le vent dans les premiers 100m. Même si cela rallonge votre route, c’est souvent le meilleur trajet.
 
Le fetch
Si vous devez aller dans une zone exposée, sachez que plus la distance sur laquelle le vent a de l’emprise est longue, plus les vagues vont se développer. C’est ce que l’on appelle le fetch. Donc s’il y a sur votre route des îles ou des berges qui peuvent freiner le vent, profitez-en. Ces obstacles vont diminuer l’amplitude des vagues et peuvent aussi être de bons endroits pour faire une pause.
 
Le départ
Sur un trajet aller-retour, privilégiez le départ face au vent, pour l’avoir dans le dos quand la fatigue se fera sentir au retour … s’il ne change pas de sens entre temps!
 
 
 
Comment être bien « dans le vent » ?
La chaleur
Au point de vue vestimentaire, il est important de se protéger, car le vent va favoriser la déperdition de chaleur.
 
Humidité
Si vous êtes humide, le vent va augmenter énormément votre refroidissement en chassant l’humidité, mais aussi toute la chaleur qu’elle contient.
 
Froid
Si vous êtes dans un milieu froid (température froide ou eau froide), l’addition du vent peut rapidement mener à l’hypothermie si vous n’avez pas une bonne protection. Voyez la capsule eau froide!
 
Dispersion du groupe
Dans un groupe se déplaçant en plein vent, chaque membre va réagir différemment, ce qui pourrait amener rapidement à la dispersion des participants, perdant du même coup tous les bénéfices de voyager groupés (communication, entraide, visibilité, sécurité, partage). Voyez notre capsule dispersion!
 
Portée de voix
Restez à portée de voix en tout temps. Cela vous permet d’être assez éloigné quand les conditions sont belles, mais de vous rapprocher dès que le vent se lève et que la communication verbale devient plus difficile.
 
Si le vent se transforme en tempête, vous serez à même de vous entraider, voire même de faire un radeau.
 
Si une embarcation chavire, l’équipage pourra être rassuré et secouru rapidement.
 
Les vagues
Sur la plupart des plans d’eau du Québec, le vent va créer des vagues plutôt courtes et pointues. Cela est dû à la faible profondeur ou aux dimensions réduites du plan d’eau. Les vagues courtes et pointues sont celles qui dérangent le plus. Elles compliquent la tenue d’une direction et peuvent vous déstabiliser, voire provoquer un chavirement. Autant que possible, pagayez face au vent ou dos à lui s’il n’est pas trop fort.
 
Sur le fleuve et les très grands réservoirs, les vagues pourront être plus longues.
 
Face au vent, adoptez une cadence rapide avec des coups de pagaie plus courts, comme le ferait un cycliste qui « mouline » dans les mêmes circonstances;
 
Ne vous placez pas à la perpendiculaire des vagues, mais prenez un angle de 15 à 20 degrés. Cela vous permettra de mieux passer la crête de vague;
 
Si vous êtes plusieurs dans l’embarcation, il est important d’avoir le même rythme;
 
Dos aux vagues, assurez-vous de bien contrôler l’arrière de l’embarcation qui aura tendance à partir en surf;
 
Attention aux zones de clapot, où des vagues s’entrechoquent, notamment en approchant d’un quai, d’une falaise ou d’un courant.
 

 
 
 
  HAUT
 
Marée
 
 
 
Courant
 
 
 
Description
Dispersion, dérive, dessalage, chavirage, vagues, épuisement, désorientation. Les problèmes que puissent engendrer la marée ou le courant sont nombreux.
 
Ce sont tous des éléments en mouvement qui influencent grandement les petites embarcations. Ils peuvent facilement nous compliquer la vie, voire représenter de réels dangers dans certaines circonstances.
 
 
 
La marée
Elle est présente sur le fleuve Saint-Laurent à partir de Trois-Rivières, et partout en aval. Les marées ont une amplitude de plusieurs mètres aux endroits étroits comme Québec, ou le fjord du Saguenay. Sauf aux Îles-de-la-Madeleine, ces variations de la hauteur d’eau se produisent environ aux 6 heures, avec deux marées hautes et deux marées basses par jour (semi-diurnes).Vérifiez les prévisions sur une table des marées. Procurez-vous une carte marine du secteur et consultez la météo marine sur le site d’Environnement Canada.
 
Il est capital de prendre en compte l’amplitude et l’horaire des marées lors de votre planification. Ne sous-estimez jamais le niveau de risque d’un secteur, surtout si vous n’y êtes jamais allé. Partez avec un guide si vous n’avez pas suivi de formation dans ce domaine. Pour connaître les entreprises de tourisme d’aventure au Québec, consultez le site d’Aventure Écotourisme Québec.
 
Certains points de mise à l’eau ou de sortie peuvent se retrouver inaccessibles à marée basse, car l’eau se retire parfois sur plusieurs kilomètres;
 
La marée peut créer des courants assez forts pour stopper complètement votre progression… ou alors doubler votre vitesse. Là encore, la planification est essentielle;
 
Sur une grande distance, le courant de marée peut vous faire dériver considérablement. Prenez le temps et les moyens de comprendre ces phénomènes;
 
L’action combinée du vent avec une marée en sens contraire va rendre les vagues courtes et pointues, compliquant sensiblement votre progression.
 
 
 
Le courant
On le retrouve traditionnellement dans les rivières, mais aussi dans les plans d’eau soumis à une marée (point précédent). Les effets du courant peuvent se comparer à certains effets du vent, comme la formation de vagues, la dérive des embarcations et la dispersion du groupe. Par contre, le courant est beaucoup plus puissant, puisqu’il s’agit d’eau en mouvement et non d’air. S’il est plus visible que le vent, il faut cependant apprendre à bien l’évaluer par des cours et une pratique régulière.
 
Le risque le plus commun est de se faire pousser sur un obstacle : roche, arbre tombé, falaise, quai, bouée, etc. Cette situation provoque habituellement un chavirement, mais elle est également la source de plusieurs décès, et la première cause de bris d’embarcations. Il est donc très important d’observer la direction réelle du courant, qui n’est pas nécessairement la direction générale de la rivière, de bien identifier les obstacles et d’anticiper les manœuvres. Cela représente un réel danger pour le débutant ou le pratiquant occasionnel.
 
En rivière, prenez toujours le temps d’aller reconnaître un rapide avant de vous y engager. Posez-vous la question « est-ce que je suis prêt à le passer à la nage aujourd’hui? », car c’est ce qui va arriver en cas de problème. Dans le doute, n’hésitez pas à portager.
 
Le courant peut créer des vagues parfois énormes et d’autres mouvements d’eau plus complexes comme les rouleaux ou les rappels. Contrairement à celles créées par le vent, les vagues sont stationnaires. Elles vont varier en forme et en hauteur en fonction du lit de la rivière et de la quantité d’eau. Elles peuvent facilement remplir une embarcation ouverte comme un canot, ou la faire chavirer.
 
Le courant n’est pas constant: il varie suivant la pente, les obstacles et la configuration de la rivière. Ces variations peuvent facilement disperser un groupe. Il est donc important de se regrouper régulièrement. Il existe des signaux internationaux permettant de communiquer à vue, et un groupe peut y rajouter ses propres codes.
 
Du fait des nombreuses variations dans la force et la direction du courant, une personne non entraînée a toutes les chances de se faire déséquilibrer, de chavirer puis d’être entraînée par le courant. Là encore, une formation de base et une pratique en groupe sont des éléments de sécurité essentiels.
 
Le courant de marée est souvent invisible quand on est sur l’eau. Il peut alors provoquer une dérive considérable, notamment lors d’une traversée, ou retarder votre progression. Si celui d’une rivière va toujours dans le même sens, en milieu maritime, il s’inverse avec les marées. Obtenez plus d’information sur le site Web de l’Observatoire global du Saint-Laurent concernant précisément les courants de marée dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent.
 
Une bonne planification pourrait vous permettre de toujours pagayer avec le courant!
 

 
 
 
  HAUT
 
Les blessures
 
 
 
Description
Coupures, ampoules, foulure, entorse, tour de rein, mal de dos, chute, tendinites, etc. Vous faites des activités nautiques pour avoir du plaisir. Pourtant, chaque saison, des pratiquants se blessent et doivent diminuer ou arrêter temporairement leur activité. Même si le risque zéro n’existe pas, le maître mot est PRÉVENTION.
 
Gérez les risques à chaque niveau : le matériel, l’individu, le groupe.
 
 
 
Du matériel adéquat et en bon état
Un VFI non ajusté peut provoquer des irritations aux endroits de frottement, en plus de ne pas vous faire flotter adéquatement en cas de chavirement. Portez un vêtement sous votre VFI, il vous protégera des frottements.
 
Par temps chaud, mouillez-le, il vous gardera au frais plus longtemps.
 
Un manche de pagaie en mauvais état provoquera rapidement des ampoules. Certains pratiquants aiment porter des gants, mais il faut surtout ne pas serrer la pagaie.
 
Un rivet ou une vis mal ajustés peut présenter un bord tranchant. Faites une vérification avant le départ et corrigez immédiatement le problème.
 
Des calages mal ajustés peuvent provoquer des crampes. Prenez le temps de faire les ajustements à terre si nécessaire.
 
Une pagaie trop grande vous obligera à travailler en force, préférez une pale plus étroite, ou un manche moins long.
 
 
 
Protégez-vous!
La plupart des blessures se produisent entre le véhicule et la mise à l’eau, lors du transport ou de la manutention de l’embarcation.
 
Pour enlever l’embarcation ou la mettre sur le toit d’un véhicule, faites-vous aider. Si vous devez habituellement fonctionner sans aide, sachez qu’il se vend des systèmes qui permettent de placer l’embarcation à la hauteur de la taille, puis de la lever sur le véhicule avec un système mécanique ou électrique. Il existe également des systèmes qui permettent de glisser une embarcation depuis l’arrière du véhicule.
 
En tout temps, gardez le dos droit et lever la charge avec les cuisses.
 
Pour transporter l’embarcation jusqu’à l’eau, il est plus facile et plus sûr de le faire à deux. En vous plaçant chacun à une pointe, mais du côté opposé, vous équilibrez ainsi les charges et chacun peut voir où il marche.
 
Si vous êtes seul ou si le trajet et long, il existe des petits chariots pliables sur roue qui permettent un transport facile là où le terrain le permet.
 
Ayez toujours des chaussures dans les pieds durant l’activité. Une bonne semelle vous protégera des roches pointues ou courantes, tout en offrant une bonne adhérence.
 
Votre VFI offre aussi une bonne protection en cas de chute à terre, donc comme vous devez le transporter, autant le mettre sur vous.
 
Le chemin de plus court pour se rendre à l’eau n’est pas toujours le meilleur!
 
Attention à la berge qui est parfois glissante, notamment s’il y a eu récemment une baisse du niveau d’eau (décrue, marée basse).
 
 
 
Utilisez les bonnes techniques!
Le but premier de toute technique est de vous donner le maximum d’efficacité avec le minimum de risques de blessures. Que ce soit pour le transport, la mise à l’eau ou la propulsion, une technique adéquate va augmenter votre plaisir, retarder la fatigue et diminuer les risques de blessure.
 
Que vous soyez débutant ou pratiquant régulier, suivez un cours.
 
La Fédération québécoise du canot et du kayak offre des cours en canot, kayak de mer. et sauvetage en eau vive. Tous ces cours sont donnés par des enseignants accrédités.
 
Vous pouvez faire votre choix par type de stage, date et région. Utilisez le moteur de recherche Trouvez une formation!
 
Vous pouvez aussi prendre entente directement avec un enseignant FQCK pour un cours sur mesure ou un perfectionnement. Consultez la liste, des enseignants accrédités.
 
Les participants ayant complété avec succès tous les éléments d’un niveau obtiennent un brevet officiel, émis par la Fédération.
 
 
 
Voyagez en groupe
La pratique en groupe offre de nombreux avantages : plus de sécurité, plus de visibilité sur l’eau, entraide facile et rapide, répartition du matériel, possibilité d’essayer d’autres embarcations ou équipements, etc.
 
Un minimum de trois embarcations vous assurera une plus grande sécurité.
 
La prévention des accidents passe par l’identification des risques auxquels vous vous exposez. Tous les participants doivent connaître et accepter, avant le départ, les difficultés propres à la sortie et les mesures de sécurité à prendre.
 
Désignez un chef de groupe compétent et respectez ses décisions. La discorde est la manière la plus sûre d’attirer les ennuis.
 
Le groupe doit respecter les limites de son élément le plus faible.
 
Donnez-vous une formation de progression, et utilisez le système «copain/copain» où un équipage est le premier responsable d’un autre.
 
Restez à portée de voix en tout temps. En cas d’imprévu, communiquez au sifflet et à l'aide de la signalisation si nécessaire.
 
Les équipements de sécurité (trousse de premiers soins, matériel de réparation, etc.) doivent être proportionnels à la taille du groupe.
 
Voyez la capsule Dispersion du groupe et autres utilisateurs!
 

 
 
 
  HAUT
 
Dispersion
du groupe
 
 
 
Autres utilisateurs
 
 
 
Description
Personne seule, groupe dispersé, vitesse, lenteur, dérive, visibilité réduite, risque de collision, trafic maritime, règles de navigation…
 
Ce beau cocktail peut vite avoir des conséquences sur la sécurité des pratiquants. C’est particulièrement vrai sur un plan d’eau calme, où on retrouve des utilisateurs du vent, des embarcations commerciales, à moteur, et toutes celles à propulsion humaine.
 
 
 
Connaître son groupe et son plan d’eau
Un point de prévention important consiste à bien identifier au départ les difficultés du plan d’eau et les capacités des membres du groupe. Le groupe ne sera pas plus fort que son maillon le plus faible, et attention, ce n’est pas toujours la personne la moins expérimentée!
 
Il est donc capital de toujours travailler en groupe, et pour cela de garder une communication constante en restant à portée de voix. Assurez-vous d’avoir un objectif commun, afin que chacun sache exactement ce qu’il peut attendre des autres et ce qu’il peut offrir.
 
La pratique en groupe a beaucoup à offrir : sécurité, entraide, visibilité, répartition du matériel, réparation, communication.
 
Sur un plan d’eau calme
Rester groupé ne veut pas dire avancer en peloton comme un groupe de cyclistes : ils travaillent en équipe pour fendre l’air ou résister au vent. Ce n’est habituellement pas la priorité en canot, en kayak ou en pédalo!
 
Si votre groupe est seul sur le plan d’eau, la distance maximale entre les embarcations devrait être celle de la communication verbale. Vous êtes capable de parler normalement avec vos voisins immédiats? Vous êtes assez groupés.
 
Si le vent se lève, vous devrez vous rapprocher les uns des autres. S’il augmente encore, vous serez alors groupés comme des cyclistes, ce qui vous permettra d’encourager les équipages en difficulté, de les remorquer ou de récupérer rapidement une embarcation chavirée.
 
Il fait tempête ? Vous ne deviez plus être sur l’eau depuis longtemps! Vous pouvez cependant former un radeau, vous donner un leader et faire front commun pour vous en sortir.
 
S’il y a d’autres utilisateurs sur l’eau, gardez en tête qu’ils ne vous voient pas nécessairement et peuvent arriver très vite essayez d’anticiper leurs déplacements. Des couleurs contrastées dans votre équipement attireront leur regard, plusieurs embarcations regroupées se remarquent plus facilement. Si nécessaire, faites du bruit et de grands mouvements.
 
Sur un plan d’eau avec du courant
Il s’agit souvent d’une rivière, mais le courant peut aussi être créé par les marées. Dans tous les cas, retenez que le courant n’est jamais égal partout. Donc certains équipages seront ralentis alors que d’autres accéléreront avec le courant. Si vous n’y prêtez pas attention, le groupe se retrouvera rapidement éparpillé, perdant alors tous les bénéfices d’une pratique à plusieurs.
 
En rivière, si vous descendez des rapides, il est important de laisser suffisamment d’espace entre les embarcations pour ne pas créer de carambolage si la première s’échoue sur une roche. Faites un regroupement à la fin de chaque rapide. Si le bruit de la rivière vous empêche de vous parler, communiquez par signes Signalisation internationale.
 
Toutes ces notions sont vues dans les Cours de formation de base.
 
 
 
Partir seul ou pas
Aucune loi n’interdit de partir seul. Par contre, cette autonomie demande une meilleure préparation, puisque vous êtes alors la seule ressource pour faire face à tous les problèmes éventuels : récupération en cas de chavirement, ajustement aux imprévus (météo, fatigue, blessures, etc.), repérage par les autres utilisateurs, transport du bagage.
 
Le fait de partir à deux ou trois embarcations permet d’ajouter beaucoup de sécurité, avec assez peu de contraintes. Le mot clé étant alors : objectif commun.
 
 
 
Signalisation ou communication
Souvent confondues, elles n’ont pourtant pas le même impact sur votre activité.
 
La signalisation peut être passive (couleur visible et contrastante, déplacement groupé, etc.) ou active (signe avec la pagaie, coup de sifflet, fusée de détresse…). La signalisation est unidirectionnelle, c’est-à-dire que c’est un signal qui est envoyé aux autres. Vont-ils le voir ou l’entendre? Le comprendre? Peu importe la réponse, c’est un moyen de prévention simple et efficace à intégrer à votre pratique. Pour le choix des couleurs, retenez que c’est le contraste, plus que la couleur elle-même qui vous rend plus visible.
 
Pour sa part, la communication se fait au minimum entre deux entités : deux pagayeurs entre eux, un pagayeur et un autre bateau ou la garde côtière. Elle peut se faire directement par la voix, par des moyens de communications électroniques (téléphone cellulaire, radio VHF, radio type talkie-walkie, etc.). Elle peut également se faire par signe, pour peu que les personnes impliquées aient la même compréhension de leur signification. Voyez la signalisation internationale.
 
 
 
Qui sont les autres utilisateurs?
Une grande partie de la prévention consiste à connaître la réalité des autres utilisateurs. Il sera alors plus facile d’anticiper ou de comprendre leur déplacement afin d’éviter les risques d’abordage.
 
Les bateaux hors-bords.
Bateaux à moteur puissants et rapides, ils devraient utiliser le chenal de navigation… s’il y en a un! Dans ce cas, votre meilleure option de prévention consiste à pagayer en dehors du chenal. Sur la majorité des lacs et réservoirs, de tels corridors n’existent pas. Il vous revient donc de tout faire pour éviter une collision : longer les berges (c’est aussi plus agréable et plus protégé du vent), assurez-vous d’être visible sur l’eau. Si le bateau se dirige vers vous, n’hésitez pas à utiliser votre pagaie pour signaler votre présence.
 
Les bateaux qui tirent des skieurs.
La loi demande qu’il y ait en tout temps une personne qui conduise et une autre qui s’occupe de la personne tirée. Il demeure que la distraction est là pour le conducteur. S’il y a un parcours de slalom avec des bouées, passez au large. Dans tous les cas, restez vigilants.
 
Les voiliers.
La direction suivie par un voilier peut être déconcertante pour le non-initié! Parce qu’il navigue en fonction du vent, il sera amené à faire de soudains changements de direction lors de son déplacement. Avec les voiles qui lui masquent une partie du plan d’eau, le barreur peut vous découvrir au dernier moment. Là encore, la proximité de la berge est un gage de sécurité, car les voiliers fréquentent rarement ces endroits (moins de vent, risque de s’échouer).
 
Les bateaux commerciaux.
Ceux qui voyagent sur la voie maritime du Saint-Laurent peuvent être comparés à un train sur ses rails : ils ont une grande inertie qui leur demande de nombreux kilomètres pour ralentir, et ils voyagent dans un chenal tellement limité qu’ils ne peuvent pas modifier leur route. L’équipage de ces gros bateaux ne vous détecte pas sur son radar, ne vous voit qu’à 4 kilomètres par temps clair et vous perd de vue si vous êtes à moins d’un kilomètre devant lui. Comme pour les trains, il vous appartient de ne pas vous mettre sur leur chemin.
 
Si vous devez absolument traverser, assurez-vous qu’il n’y a aucun bateau en vue, et traversez à la perpendiculaire du chenal, rapidement et en restant groupés. Prenez connaissance des conseils de sécurité sur le site web du Sentier maritime du Saint-Laurent.
 
La vidéo Soyez prudents, gardez vos distances permet d’apprécier la perspective particulière qu’ont les pilotes maritimes.
 
En résumé : soyez vigilants et visibles, et restez proche de la rive. C’est plus sécuritaire et il y a tellement plus de choses à voir!
 
 
 
Règlement sur les abordages
Le Règlement sur les abordages décrit les règles de priorité sur les voies navigables. Il s’applique à tout navire empruntant les voies navigables, depuis le canot jusqu’au superpétrolier. Consultez ce Règlement sur le site du Bureau de la sécurité nautique.
 

 
 
 
  HAUT
 
Alcool
 
 
 
Description
Un petit verre ou un petit joint, pour relaxer, pour se détendre, pour être joyeux, pour célébrer. Toutes les raisons sont bonnes quand vient le temps de consommer alcool ou drogue.
 
Notre rôle n’est pas de gérer votre vie privée, mais de faire de la prévention. Or dès qu’il y a consommation, même légère, le risque augmente pour vous et pour les autres dès que vous êtes sur l’eau. Le seul choix : être sobre avant et pendant l’activité.
 
 
 
Ça m’aide à relaxer!
Si le fait d’aller sur l’eau vous stresse au point de devoir consommer, restez à terre et soyez heureux!
 
Sur l’eau, vous avez besoin d’être alerte à différents éléments qui évoluent sans cesse : vent, courant, autres utilisateurs, membres de votre groupe, nuages orageux, etc. Cela fait partie de l’activité.
 
 
 
Je tiens très bien l’alcool!
À terre, vous avez peut-être appris à contrôler certains symptômes. Sur l’eau, c’est moins sûr. Cela est dû à plusieurs facteurs qui peuvent se combiner, dont la déshydratation, la fatigue, la digestion et le fait de vous trouver sur un élément en mouvement.
 
La déshydratation
Déshydratation = votre corps manque de liquide et votre sang s’épaissit. Dès que vous lui donnez du liquide, votre corps fera au plus court pour augmenter la fluidité du sang, peu importe que ce soit de l’eau pure ou un liquide alcoolisé. Sauf que le résultat ne sera pas le même!
 
Sur l’eau vous êtes beaucoup plus exposé aux rayons du soleil, car il y a peu ou pas d’ombre. De plus, la réverbération des rayons solaires sur l’eau vient augmenter considérablement votre exposition
 
Le vent aide à rafraîchir lors des journées chaudes, mais il vous prend aussi une bonne part d’humidité, contribuant à la déshydratation
 
L’alcool est en soi une source de déshydratation. Donc en buvant des boissons alcoolisées vous augmentez encore le processus.
 
Option gagnante : buvez souvent de petites quantités d’eau, que vous aurez additionnée de jus de fruit ou d’une tranche de citron. Buvez régulièrement, vous serez plus en forme une fois à terre pour trinquer avec vos amis. Voyez la capsule soleil!
 
La fatigue
Toute consommation viendrait augmenter les effets de la fatigue sur vos actions, c’est vraiment une mauvaise idée. Et ce, pour tous les cas de fatigue, comme celles-ci:
 
Fatigue profonde due à une grosse semaine de travail;
 
Fatigue physique due à l’effort fait durant votre randonnée;
 
Fatigue mentale qui vous empêche de bien vous concentrer lorsque vous lisez une carte par exemple.
 
Option gagnante : respectez vos limites. Et si vous êtes plus fatigué qu’à l’habitude, réduisez votre activité pour mieux en profiter. La consommation d’un quelconque stimulant ne ferait de toute façon que masquer temporairement votre fatigue, et la baisse d’énergie de serait que plus brutale.
 
La digestion
Comme la fatigue qui diminue votre efficacité, votre corps n’est pas à 100 % après un gros repas, car il est occupé à autre chose : digérer. Si en plus vous lui donnez de l’alcool, vous lui demandez de travailler encore plus fort.
 
Option gagnante : prenez régulièrement de petites collations, que vous agrémenterez de votre liquide non alcoolisé préféré.
 
Un élément en mouvement
Savez-vous qu’il n’est pas rare que des personnes qui font de la voile, du canot ou du kayak sur un lac aient le mal de mer? Cela est dû au fait qu’elles ont tendance à porter leur attention sur un élément qui bouge constamment : l’eau. Cette réalité sera encore amplifiée par la prise de substances telles qu’alcool, drogues ou médicaments.
 
Option gagnante : soyez sobre avant d’aller sur l’eau et restez-le durant toute la randonnée. Si vous sentez un inconfort ou des nausées, fixez votre attention sur la ligne d’horizon, ou à tout le moins sur un point éloigné qui vous semblera fixe.
 
 
 
Un p’tit coup pour se réchauffer!
C’est vrai que la sensation ressentie lorsqu’on boit un verre d’alcool est assez… tonique! En fait, c’est tout le corps qui réagit par rapport à l’agression de cette boisson. Donc instantanément cela donne un coup de fouet. La même chose vous arrive si vous vous cognez le pouce avec un marteau!
 
Le problème arrive par la suite : votre corps doit digérer cet alcool, ce qui lui demandera de l’énergie, et vous en laissera moins pour lutter contre le froid ou faire votre activité. Si vous essayez le coup de marteau, vous réaliserez qu’une fois le choc d’adrénaline passé, votre corps vous envoie un message très clair comme quoi quelque chose ne va pas.
 
Option gagnante : pensez à apporter une tuque ou un foulard qui couvre la tête et l’arrière du coup. C’est par là que vous perdez le plus de chaleur. Prévoyez aussi un vêtement coupe-vent. S’il fait froid, apportez un thermos d’un breuvage chaud. Visionnez la capsule eau froide!
 
 
 
Un monde très inégal!
Notre taux d’alcoolémie (TA) dépend de notre morphologie. En clair, une même quantité d’alcool n’aura pas le même effet sur deux personnes différentes. Pourquoi? La quantité de sang dans votre corps dépend de votre type corporel : plus vous êtes léger, moins vous avez de sang. Par ailleurs, les tissus musculaires contiennent plus de sang, alors que les tissus adipeux (gras) contiennent plus d’eau. Si vous avez un surpoids et que vous absorbez la même quantité d’alcool qu’une personne musclée du même sexe, votre TA sera plus élevé que le sien. Pourquoi ? Parce qu’il y a moins de sang dans lequel l’alcool peut se mélanger, la concentration d’alcool dans le sang sera plus élevée.
 
Comme les femmes sont en général plus petites que les hommes et qu’elles ont plus de tissus adipeux, vous savez maintenant pourquoi la campagne Éduc'alcool propose des quantités de consommation différentes entre un homme et une femme.
 
Option gagnante : si vous avez l’occasion de boire de la bière ou du vin après l’activité, cela ne vous oblige pas à en prendre autant que votre voisin!
 
Qu’on conduise un bateau, une motoneige ou un véhicule tout-terrain, tous les véhicules sont plus difficiles à conduire quand on a bu de l’alcool.
 
 
 
Les statistiques
La navigation de plaisance comporte plus de risques que ce que les gens croient. La fatigue, le soleil, le vent et les mouvements du bateau alourdissent les sens, et l’alcool intensifie ces effets, en réduisant votre temps de réaction, votre capacité de conduire une embarcation et votre jugement.
 
Au moins 40 % de toutes les victimes d’accidents mortels en embarcation à moteur avaient un taux d’alcoolémie supérieur à la limite légale.
 
Bref, évitez de conduire une embarcation après avoir consommé de l’alcool.
 
 
 
Que prévoit la loi ?
La conduite d’une embarcation avec facultés affaiblies est une infraction en vertu du Code criminel. Les peines, même pour une première infraction, peuvent être très sévères, allant d’une amende minimale de 600 $ à l’interdiction de conduire une embarcation pour une période maximale de trois ans.
 
Chaque province et territoire dispose de ses propres règles qui prescrivent quand il est permis de consommer de l’alcool ou comment le transporter à bord d’une embarcation.
 
Pour en savoir plus long, consultez cette page du site web de Transports Canada et communiquez avec vos autorités provinciales (Sûreté du Québec, police provinciale de l’Ontario et la GRC pour les autres provinces et territoires canadiens).
 
 

Au plaisir de vous voir !
 
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